Publié pour la première fois aux Éditions Gallimard en 1954 et repris dans la collection Folio, Le livre de ma mère est l'un des textes les plus bouleversants de la littérature française du XXe siècle. Albert Cohen y rend hommage à sa mère disparue dans une prose lyrique, intime et d'une intensité rare.
À travers une adresse directe et lancinante à cette femme aimée et trop souvent incomprise de son vivant, l'auteur explore avec une lucidité impitoyable le sentiment de culpabilité qui étreint tout fils après la mort de sa mère. Il convoque la figure de cette femme à la fois quotidienne et sublime — dévouée, tendre, ignorée dans ses petits gestes — pour en faire le portrait universel de toutes les mères.
Ce récit est aussi une méditation sur le deuil, la solitude de l'homme face à sa propre ingratitude, et la puissance irréparable de l'amour maternel. Livre de tous les fils, il invite chaque lecteur à reconnaître, dans ces pages d'une sincérité absolue, le reflet de sa propre histoire avec celle qui lui a tout donné.